

La préparation mentale, pas pour les enfants…
Bon nombre d’entraîneurs, des préparateurs mentaux, estiment que les enfants ne doivent pas être formés à la gestion de leurs capacités mentales trop tôt…
En effet, si l’on conçoit la préparation mentale et le coaching principalement comme une prise de conscience de soi, de son système, du sens qu’on veut donner aux choses, mais aussi de ses comportements automatiques dans certaines situations, ou encore des pensées parasites qui perturbent notre concentration, alors il apparaît difficile, voir contre-productif, pour des enfants de s’intéresser à ce genre de questions…
Beaucoup de collègues estiment qu’il soit préférable de débuter notre activité à partir de 14 ans, âge où le raisonnement hypotico-déductif (capacité de raisonner face à différentes difficultés) et la meta-cognition (se mettre à la place de…) se met en place…
Ne peux t’on pas gagner du temps…
Les enfants en âge de faire de la compétition ne peuvent-ils pas pour autant gagner du temps dans certains aspects fondamentaux à la performance et aux bien-être dans leur pratique?
N’auraient-ils pas certaines capacités naturelles, qui pourraient être exploitées afin de les automatiser le plus tôt possible?
Depuis les progrès des neuro-sciences et de la psychologie, nous constatons un grand nombre d’enfants diagnostiqués, comme hypersensible, haut-potentiels intellectuels ou émotionnels, voir de troubles du comportement ou d’hyperactivité sont condamnés à se sentir différents et donc marginalisés… cette différence peut conduire à estime de soi mise à mal, et conduire à de plus grandes souffrances.
Mais sans aller jusqu’à des extrêmes, est-ce que tous les enfants ne peuvent ils pas être accompagnés dans la compréhension et l’utilisation de leurs émotions… Certains enfants sont-ils condamnés à souffrir en compétition sous pretexte qu’ils sont trop jeunes…
Prendre conscience de ses forces, accepter ses faiblesses et erreurs comme sources de progression, apprendre et respecter certains principes de performance liés à l’éducation du langage interne, utiliser et développer ses capacités d’imagination et de visualisation, sont autant d’éléments fondamentaux sur lesquels on peut travailler très tôt avec les enfants.
La préparation mentale doit être considérée comme une formation qui se développe tout au long de la vie. Plus on prend du temps à réfléchir à soi, à ses pensées, à ses émotions, ses comportements, ainsi que de les analyser chez les autres, plus on progresse rapidement.
La difficulté principale est davantage pour le préparateur mental qui doit bien connaitre la maturité de réflexion de l’enfant en fonction de son âge et d’adapter ses contenus et ses discours en fonction de ce qu’il peut comprendre. Il convient également selon moi d’utiliser ses représentations, ses centres d’intérêts, afin que la préparation mentale soit la plus vulgarisée et intelligible pour tous…